Rue de Bouys #2
Fuir
la lisière par l'escalier
courant montant comme un énergumène
mais
fuir et que ce soit beau
comme
un mercredi de printemps
quand
les projets fusent
se
font et se défont comme orifices pulsatiles
trouées lumineuses au creux des bois
espoir
fou du tunnel
rondeur
de manche comme cet escalier tendre
fuir
mais garder le rythme et le désir
écrire
à la lisière
en
garder sous le pied
ce
jour ensoleillé comme si tout l'été passait là au creux de
l'escalier
fuir
tant qu'il est beau
d'écrire
et de suivre la lisière
désir
de fuite et d'orifice lumineux
comme
désir d'enforestement
lisière
de l'envie
d'arbres
et de pulsation de vie végétale
courir
monter tomber au
creux des trous de forêt
comme
d'autres hanches
d'autres
rondeurs sublimes
mercredi
jouir de la lumière sur ces courbes et ces troncs
fuir
vers les ouvertures
trouver
monter en énergumène





