Rue des Prés hauts
Je sais ce qu'il y a d'un peu obsessionnel à tourner en rond autour de la ville
circulation navigation
boussole en rotation
c'est la quête de l'impasse
ce calice de l'empêchement
le pied du mur renouvelé
parcours à la fois de la découverte et des renoncements
c'est la panthère en cage et les barreaux scellés où reste la volonté d'échapper
et inscrire celle de heurter
obsession de la liberté circonscrite
est-ce à moi-même que l'oripeau s'applique
suis-je tellement isolé dans les impasses rayonnantes
ou bien vecteur porteur d'une multitude silencieuse
là dans l'étroite passerelle
c'est sûr je goute à la solitude de l'été
sentiment bien urbain
obsession de l'éloignement
altérité voulue sûrement
et quête inachevée
mais finira-t-elle vraiment
ou d'autres circumnavigations viendront concentriques
dilater la recherche des lisières
ainsi je perçois violemment l'étendue des dégâts
le risque inscrit dans la lisière
qu'elle soit non pas une finitude mais le cœur d'un rayonnement
c'est-à-dire en puissance le cœur d'un soleil infini
et plus il me heurte à la lisière
plus s''élargit le potentiel des univers visibles
la lisière de la ville ainsi n'est nullement un objet fini
mais le point modal de toutes mes origines au monde
l'obsession des infinis m'angoisse en m'étreignant dans l'été





