Chemin entre la Guarlande et les Vignes des Côtes de Clermont #5
On
n'a jamais fini d'aller vers les nuées
de
marcher l'air au vent
et
le pas léger
ces
chemins de lisière
tout
remplis de papiers gras
et
de gravillons hétérogènes
ces
tracés somptueux et artificiels
orientent
vers les cieux les élans de la marche
ne
pas regarder au sol
les
traces sales des citadins
l'air
est pur au lointain
le
ciel est tellement bleu
pollution
synonyme
à peine la ville quittée
des
restes de manger
et
des diarrhées violentes
illusion
du naturel
rural
recomposé
la
lisière est intervention
marques
en ce lieu des écoulements nauséabonds de la ville
si
proche
la
lisière entretenue est ce lieu où abandonnent les citoyens
les
papiers gras de leurs échappées
lisière
voulue mais salie
parcheminée
paysagée
mais
polluée de passage
subjugation
renouvelée du naturel
nausée
surement à la vue des ramures
alors
on finit par lever les yeux au ciel pour apercevoir la pureté
lisières
des renoncements et des espoirs déçus





