Envoyée par Lucas FALCHERO le 15/04/2025

Chemin entre la Guarlande et les Vignes des Côtes de Clermont #12

Tandis que j'écris
je compte et je tourne autour de la ville
combien de pages et de kilomètres
comment la lisière est désormais incise dans mon écriture
dans ma capacité à écrire
à boucler 300 étapes plus ou moins
l'existence cartographiée du trait prend corps dans les pages et les mots
la lisière réside autant sur la carte que je la décris laborieusement
sans la saisir complétement
lui faisant porter et dire les fantasmes et une poétique du désœuvrement
de l'errance
de la fuite et de l'enfermement
lisière auto-engendrée
onanisme descriptif
d'autant que je vois la fin
le tour
le trait dans chaque coin de rue
chaque bord de chaussée
la lisière et cet enrobé mal coulé
ce fossé rempli de feuilles et d'herbe coupé
ce trou de mulot gratté
ce passage de renard sous cette haie mal taillée
lisière inerte que décrire au long des pages fait vivre
et rend pleine d'un monde réel
coin du trait formel de la carte
comme coupe d'abondance

🚀