Chemin entre la Guarlande et les Vignes des Côtes de Clermont #3
Balcon
sur la ville
lisières
des steppes ensoleillées
il
s'agit de baguenauder sans jamais de vue quitter la cité
profiter
des bordures sèches
des
perspectives vibrantes sous la canicule
plus
beau matin d'avril
que
les buissons odorants font écrin
j'envie
les temps d'errance à l'adolescence
Les
lents main dans la
main au long des chemins creux
lisière
du temps perdu à contempler
l'autre et le paysage
lieu
chaud des recueillements
des
étourdissements
intime
puissance des odeurs folles du printemps et des jouissances
lisières
des luxures limites
balcon et décolleté d'été
soleil des corps brulants
tel
ces airs vibrionnant
quand
la précision du regard
se
perd dans le lointain
comme
dans l'extrême proximité
flou
de la peau qu'on embrasse
indistinction
des habitats
la
ville fait creuset homogène
flou
au lointain comme griserie alcoolique
c'est
la lisière des regards incertains et de la précision perdue
comme
sa virginité





