Envoyée par Lucas FALCHERO le 15/04/2025

Rue Charles Nadaud

J'entame ma révolution horaire au printemps 2018
orbite inespérée
circulation urbaine dans l'intime
j'espère dès ce printemps des croisements sociaux
des mixités des accomplissements
pourtant je le pressens
la lisière s'organise comme autant de reliefs, de destins éloignés selon les chemins
de montagne
la lisière est à l'ouest le lieu des réussites
le lieu embourgeoisé
le lieu qui prend de haut
virage possible des dédains
horizons avec vue sur Clermont-Ferrand
les terrasses se chevauchent
s'emparent des panoramas
ma révolution n'est pas leur révolution
aussi bien je le sens
je ne fais que passer aux lisières bourgeoises
passer et jalouser
passer et repousser
passer et vouloir détruire
passer pour partager
à l'ouest la lisière est celle du vieux monde
bourgeoisie éloignée des faubourgs de la ville
arrivistes arrachés des points de vue urbains
volonté de campagne
l'éloignement sans l'isolement
né par ici je sens tellement cela
l'incomplet de l'éloignement
à la fois satisfaisant puis insatisfait au gré des ans
la lisière est ainsi
réceptacle et marqueur du siècle passé
de la ville qui se tend
des frustrations vivantes
la lisière s'insatisfait chaque jour un peu plus

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