Rue du puy vineux #4
Entre les bissectrices qui s'envolent vers les hauteurs
dans l'incroyable parfum des fleurs du printemps
aubépine blanche et liquoreuse
mimosa rond et jaune
et quelques capucines aux tiges allongées
lisières de fleurs derrière les murs et sous les arbres
confins d'onguents lovés au cœur des éminences
bientôt c'est le sommet
quelle limite à la vue et axe déterminé viendra éteindre pour de bon les effluves de fleurs
et les sons de la ville
cliquetis brouhaha à présent dans le dos
jamais plus ces provinces bourgeoises
encore que bientôt je retrouverai
briques plus claires
enduits plus frais
d'un désir d'extraction plus récent
comme une exhalaison
là c'est la fuite au sommet
le regard du vélo qui tire des trajectoires
presque des hasards au pneu
et à la batterie fatiguée du matin
lisière je dois forcer pour attendre ton front et la marque voulue de ton achèvement
lisière accouplée à l'horizon du ciel
je crois sommet du chemin creux
barré de coupe franche
et de branche de forêt
à moins que ça ne soit encore qu'une étrange parallèle
faisceau tissé large des axes de la lisière
et ses nombres perpendiculaires
pignon ultime avant la fin
dernier goudron
fin de parking
une cycliste me croise tandis que je m'élance
et finit en criant dans la portière d'un bus
elle n'avait plus de freins
lisière assassine qui protège son accès
toujours aller plus lent aux limites fécondes
et toujours commencer





