Envoyée par Lucas FALCHERO le 15/04/2025

Rue Charles Nadaud #2

La lisière est selon le jour et l'endroit étrangère ou familière
elle repousse dans le gris des bétons
isole et individualise
arpenter un côté revient
à espérer son parfum son accueil
au contraire
familier
elle berce et recompose
comme un câlin urbain moyen
sentiment partagé de solitude à plusieurs quand l'urbain féroce se joint à la limite
parcourir la lisière c'est éprouver le sentiment de là
entre communauté et solitude
intérieur d'un monde et rejeté par lui-même
tous les pointillés les marqueurs osés des terminaisons anciennes
tous ces cris perdus sous les ramures
les vignes longtemps poussées
ces pierres taillées en modestie
tous les trottoirs mous
émeuvent et capturent à la fois la relation et la séparation
l'inclusion et l'obstination
que vaudra la lisière au kilomètre 20
chaleureuse ou hostile
bourgeoise ou laborieuse
à présent vers la ville regardant
j'ai la lisière à dos
adossé au carrefour
adossé au violent
virage monstre surligné
oublié des maintenances
oublié partagé mais tellement passant

🚀