Chemin ferrovière
Je
lis Vivre sans de Lordon
et
je vois bien comment la même image
sans
la grille blanche et rouillée
tout
de suite imprime un effet de nature
et
avec lui ces parfums de ramure
les
bruissements des branches sèches
les
cailloux qui roulent sur le chemin
vivre
sans la lisière matérialisée
dans
la largeur nouvelle et à défendre
d'une
zone de liberté retrouvée
le
cadre de la photo à lui seul
ainsi
fait lisière et enfermement à la barrière
au
contraire illusionne un départ de chemin fou
soudain
je le comprends
vivre
sans la lisière
c'est
ouvrir des engazonnements
d'autres
directions impensées
et
la lisière n'est plus
tant
ce lieu des choses finies
mais
la possibilité renouvelée des espaces de plus grande chance
de
plus vaste chanson
la
photo cadre alors un lieu nouveau de vie
un
lieu nouveau de cœur et de fruit
peut-être
un lieu partagé hors la ville et les grillages rouillés





