Rue de la Montagne percée #2
Comme
sur ce chemin parfois, je glisse à l'écriture en marche arrière
j'avance
à reculons sur des mots durs
des
mots de pierre
et
des épanchements de hyène
des
violences comme ratures
je
glisse à la lisière des renoncements
j'hésite
et puis j'oublie le sens inscrit de révolutions
tout
sourd alors au long des lignes de niveau
comme un nappage nauséabond
glisse
des verdeurs de punk
des artifices écrits
et
des comparaisons hardies
la lisière est alors récipient de mes éructations
lisière
glissante roulante comme un sol dérobé
piège
à peine voilé
rhétorique
convenue d'efflorescences vulgaires
tout
pousse sur ce chemin
des
mots durs comme des cris
et
des graminées
des
ordures murmurées
comme
des herbes folles
des
chardons
des
liserons alinéas grimpent au milieu des paragraphes dangereux
à
la lisière tout semble glisser vers dedans
nulle
forêt n'abrite la marche et la découverte
tout
se dérobe à l'attention
la
beauté cachée des frondaisons comme la rigueur absente du parfum de
la poésie





