Envoyée par Lucas FALCHERO le 18/04/2025

Rue nouvelle des Liondards #2

Le lin des limites s'étire en silence
sous la dentelle oblique d'un passage sans fin
où l'asphalte serpente en angle adolescent
bordé de tiges sèches comme une vieille danse
les toits s'effacent dans l'écho des ramures
chaque pan s'endort sous un masque de brume
et les murs s'effilent en figures amères
comme si la craie elle-même fuyait la pierre
un réseau discret pousse entre les nervures
dessine à la verticale des spores de distance
et le ciel par endroits sature l'évidence
de plis minéraux de cousus de coupures
le cuivre du soir ronge les entrelacés
des nœuds de sommeil glissent sous les façades
et l'invisible s'élève dans la torsade
des tiges mêlées aux angles déplacés
plus rien ne tient sinon le fil des sons
qu'un vent lacunaire efface au rebond

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