Avenue du Puy de Dôme
Dans
le même mouvement clos
on
le voit
la
ville s'achève et se renouvelle
s'ajourne
au talus
et
éclot au panneau
là
c'est la ville qui vient en jaillissement sourd et lent
comme
ralenti par l'action incessante et la vie sur elle bâtie
les
serpentements de l'asphalte
la
rugosité fine des trottoirs
l'ombre
portée du caniveau
tout
concourt à ce surgissement mou
la
ville vers moi s'étend et étend sa lisière
elle
me happe et m'écoule vers son centre
fleuve
noir bruyant avaleur de vipères
absorbeur
de passage
le
mouvement nait au milieu des écoles
à l'endroit des traverses
je
voudrais dire clairement la rigueur du faubourg sa fixité froide
mais
le sentiment du flux
écoulement
vers le coeur et jaillissement floral
vers
les lisières
constamment
la cité ainsi vire
entre
l'agonie des bâtiments morts
et
l'extension des doigts de terre et de passage
l'agonie
des structures fixes et le migratoire des sols vers les ailleurs
dépassement
de la lisière et ville débordante
entropie
mal maitrisée
les
forces en présence étendent leur puissance
le
long des axes creux
noirs
d'asphalte
leur
conquête comme un battement
s'écoule
du cœur vers les lisières
et
l'extra territorialité





