Envoyée par Lucas FALCHERO le 18/04/2025

Parc Alexandre Varenne #2

Le conglomérat pèse au fond de la nue
la pelouse crépite comme une fente
l'atmosphère contient un mutisme
la clarté dégouline par carence
l'effluve s'arrime aux cloisons rugueuses
l'alizé s'annule en tonalité
un relent ferrique suinte des dalles
les ligaments vibrent à creux
le cylindre condense les volumes
comme une mâchoire sans syntaxe
le socle simule une étendue
la palissade est un vélin
griffé par l'empreinte d'allants
une exhalaison frôle les façades
l'averse s'ébauche sans descente
les résonances sont des souffles
un organisme dort dans l'ossature
les angles énoncent sans lexique
et l'enceinte est une frange
qui ne cerne plus aucun corps
les vitrages maintiennent une torpeur
les résineux s'élèvent en cierges
les capteurs cherchent du néant
le périmètre cède au puits
le moellon est tiède et discordant
la brise élude ce qu'elle frôle
l'âcreté des frondaisons est ancienne
les tracés sont des lacunes
la drisse manquante est une fente
la margelle est un morphème
l'éther suspend sa trame
la cavité n'est qu'un seuil
les bâtisses glissent vers la rive
la lisière flanche par fragments
des codifications sont tombées
l'enveloppe du lieu devient siliceuse
la pulsation battait dans les fibres
l'expiration niche entre les assises
une rumeur d'enfance s'est figée là
l'azur se plisse et reste muet

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